Les citoyens n’ont pas seulement besoin de promesses. Ils ont besoin d’informations vérifiables sur ce qui fonctionne, ce qui échoue et ce qui doit être corrigé. Sans publication régulière des résultats, les services publics deviennent illisibles, les responsabilités se diluent et l’usager n’a plus de prise sur l’amélioration réelle.

La campagne « Publier, contrôler, corriger » part d’une idée simple : tout service public doit rendre visibles ses engagements, ses délais, ses moyens et ses résultats. Que l’on parle d’école, de santé, d’eau, de transport local ou d’administration communale, le citoyen doit pouvoir savoir ce qui est promis et ce qui est réellement livré.

Le PEP propose de généraliser des tableaux de bord publics très simples : objectifs du trimestre, budget mobilisé, état d’avancement, difficultés rencontrées, actions correctives. Ces informations peuvent être publiées en ligne, affichées dans les mairies, relayées dans les écoles, les centres de santé et les sections communales.

Le contrôle citoyen n’a pas vocation à humilier les agents ni à produire une mise en scène punitive. Il sert à créer une culture de responsabilité partagée. Quand les problèmes sont visibles, ils peuvent être priorisés. Quand les retards sont nommés, ils peuvent être arbitrés. Quand les résultats sont suivis, l’action publique devient améliorable.

La campagne appelle également à des comités locaux d’observation associant usagers, associations, parents, professionnels et élus. Il ne s’agit pas de remplacer les institutions, mais de créer un espace régulier où les dysfonctionnements peuvent être signalés, documentés et remontés.

Publier, contrôler, corriger : cette séquence est au cœur d’une démocratie utile. Elle transforme le citoyen passif en acteur de suivi, oblige les administrations à sortir de l’opacité et donne à la politique une mesure simple : la capacité à reconnaître un problème et à le résoudre publiquement.

Campagne du PEP
Pour des services publics suivis par les citoyens